Quinze fiches de rappel publiées le même matin, toutes pour des salades traiteur vendues chez Intermarché et Netto. Piémontaise, coleslaw, salade pêcheur, macédoine, cocktail de crevettes : le motif est identique partout — la présence possible de corps étrangers durs. Voici la liste complète, les dates de vente concernées et ce qu’il faut faire si vous en avez au réfrigérateur.

  1. 15 fiches publiées le 2 septembre, France entière.
  2. Enseignes : Intermarché et Netto, en barquette et au rayon traditionnel.
  3. Marques : Monique Ranou, Top Budget, Netto, Intermarché et produits à la coupe.
  4. Ventes concernées : environ du 9 au 29 août.
  5. Motif : corps étrangers durs — risque de blessure, pas d’infection.

Les produits concernés, un par un

Toutes les fiches visent des salades traiteur réfrigérées. Les barquettes portent une date limite de consommation comprise entre le 28 août et le 10 septembre, et les produits vendus au rayon traditionnel ont été achetés entre le 9 et le 28 août.

Piémontaise — la famille la plus touchée : Monique Ranou en 300 g, 500 g et 1 kg ; Top Budget 500 g ; Netto 500 g et 1 kg ; Intermarché « piémontaise jambon » 300 g ; et la version 1,5 kg vendue à la coupe.

Coleslaw — Monique Ranou 300 g et 500 g, Netto 300 g.

Salades de la mer — salade pêcheur Monique Ranou 300 g et sa version 1,5 kg au rayon traditionnel, tortis concombre et saumon Monique Ranou 300 g, cocktail de crevettes 1,5 kg.

Autres — salade marco polo (300 g Intermarché et 1,5 kg à la coupe), salade alaska 1,5 kg, macédoine de légumes 1,5 kg.

Point important : sur la plupart des barquettes, la mention est « tous les lots ». Il n’y a donc pas de numéro à comparer — c’est le produit, la marque et la date limite qui décident.

Salades composées traiteur présentées dans des bols en verre
Quinze fiches de rappel visent les salades traiteur d’Intermarché et Netto. Photo d’illustration.

« Corps étrangers durs » : de quoi parle-t-on

Le motif officiel est la présence possible de corps étrangers durs. Plusieurs médias ont précisé qu’il s’agissait de fragments durs et noirs. Le risque classé par les autorités est celui des matières inertes — verre, métal, plastique, papier — c’est-à-dire un risque de blessure, à la bouche, aux dents ou au tube digestif.

C’est une différence importante avec les rappels pour listeria ou salmonelle : ici, il n’y a pas de risque infectieux. Personne ne tombera malade pour avoir mangé une de ces salades il y a dix jours sans rien sentir. Le danger est mécanique et immédiat, pas différé.

Ce qu’il faut faire

Pourquoi quinze fiches et pas une seule

La question revient à chaque rappel de cette ampleur. La réponse est administrative : une fiche RappelConso correspond à une référence commerciale précise — une marque, un format, un conditionnement. Quand un même atelier fabrique la piémontaise vendue sous quatre habillages différents, cela fait quatre fiches, même s’il s’agit du même incident.

Le nombre de fiches ne mesure donc pas la gravité, mais le nombre de références touchées. Ici, il indique surtout qu’un problème est survenu en amont, sur une ligne de production commune à toute une gamme de salades.

Le reste de la journée

Ces quinze fiches ne sont pas les seules publiées ce 2 septembre. Le même jour, un mélange de graines Vertufood a été rappelé pour salmonelle dans six enseignes (Auchan, Monoprix, Carrefour, Intermarché, Super U, E.Leclerc), tous lots confondus — la suite directe de l’affaire des graines de courge ouverte fin août. Des crevettes cuites, un tarama et des coques ont également été retirés.

Le réflexe reste le même toute l’année : les fiches sont publiques et consultables sur rappel.conso.gouv.fr, avec photo de l’emballage. C’est plus fiable que n’importe quel relais, y compris celui-ci.

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