Des melons charentais vendus chez Lidl dans 35 départements sont rappelés. La fiche officielle, publiée le 28 août 2026, invoque un taux de flonicamide — un insecticide — supérieur à la limite autorisée. Les melons concernés ont été vendus du 20 au 23 août, sous le lot L34 02. Voici comment vérifier et ce qu’il faut faire.
- Fiche officielle publiée le 28 août 2026 à 17 h 29 (n° 2026-08-0244).
- Produit : melon charentais vendu sans marque, lot L34 02.
- Période de vente : du 20 au 23 août 2026, uniquement chez Lidl.
- 35 départements concernés, dont toute l’Île-de-France et une large part du Grand Ouest.
- Motif : dépassement de la limite maximale de résidus pour le flonicamide.
Les 35 départements concernés
Le rappel couvre les départements suivants : 02, 10, 14, 16, 17, 19, 22, 23, 24, 29, 33, 35, 44, 46, 49, 50, 51, 53, 56, 60, 61, 72, 75, 77, 78, 79, 85, 86, 87, 89, 91, 92, 93, 94 et 95.
Attention à une subtilité : tous les magasins Lidl de ces départements ne sont pas concernés. La fiche officielle renvoie à une liste précise de points de vente, jointe au rappel. Si vous avez acheté un melon chez Lidl entre le 20 et le 23 août dans l’un de ces départements, le réflexe est de vérifier.
Qu’est-ce que le flonicamide
C’est un insecticide systémique, utilisé notamment contre les pucerons. Systémique signifie qu’il circule dans la sève de la plante plutôt que de rester en surface : il ne se rince donc pas, contrairement à un produit de contact.
Ce point est important pour la conduite à tenir : laver le melon ne résout rien. C’est pour cette raison que le rappel porte sur le fruit entier.

Un dépassement de limite n’est pas une intoxication
Il faut être précis, parce que ce type d’information circule souvent déformée. La limite maximale de résidus (LMR) n’est pas un seuil de toxicité : c’est un plafond réglementaire fixé très en dessous du niveau où un effet sanitaire serait attendu.
Le dépasser signifie que le produit n’est plus conforme et doit sortir du circuit. Cela ne signifie pas qu’un melon consommé la semaine dernière a rendu quelqu’un malade. Si vous en avez mangé, il n’y a pas lieu de s’alarmer ni de consulter en l’absence de symptômes.
C’est la même logique de conformité qui s’applique dans certains rappels sans risque sanitaire direct : le produit est retiré parce qu’il n’est pas conforme, pas parce qu’il est dangereux.
Ce qu’il faut faire
Ne consommez pas le melon concerné. Vous pouvez le rapporter en magasin pour remboursement, ou le détruire. Un numéro de contact est mis à disposition : 0 800 54 355 435.
Si le melon a déjà été découpé et conservé au réfrigérateur, la consigne reste la même : ne pas consommer. Et si vous ne retrouvez pas l’étiquette du lot mais que la date et le magasin correspondent, la prudence l’emporte.
Fin de saison pour le melon
Le calendrier joue en votre faveur : le melon charentais arrive en fin de saison fin août-début septembre. Le stock encore présent dans les foyers est donc limité, et le produit sortira naturellement des étals dans les prochaines semaines — comme l’ensemble des fruits d’été.